Carnet n°47 - L'argent du grand emprunt fait se serrer la ceinture
Par Anton WAGNER le mardi, 26 janvier 2010, 22:57 - Economie - Lien permanent
État naufragé dans un océan de dettes
Passablement endetté, l’État français s’est mis en tête de s’endetter davantage encore, pour préparer l’avenir nous dit-on… Trente-cinq milliards d’euros, en voilà une somme qu’elle devrait donner les coudées franches à la France.
C’est donc assez cocasse de voir que le premier effet du grand emprunt de Sarkozy… est d’entraîner des restrictions budgétaires !
Bercy a ainsi rogné d’environ 2% le budget des ministère, qui devront économiser sur leurs frais de fonctionnement (mais pas touche à la masse salariale, faut pas pousser !). Tout cela fait un petit 500 millions d’euros tout de même.
Bah oui, parce que, voyez-vous, un emprunt, ça fait des intérêts…
Et figurez-vous qu’en 2011, la charge des ces intérêts dépassera les 600 millions d’euros. Ce petit pactole, bien sûr, viendra s’ajouter aux déjà massifs 50 milliards (à la louche) que représentent les intérêts des dettes accumulées par le passé… Mais comme notre bien aimé président a dit qu’il n’augmentera pas les impôts, eh bien il faut bien rogner dans les ministères pour absorber le surcoût des bêtises que l’ont fait.
Alors voilà l’effet que cela me suggère. Financièrement exsangue par des années de gabegies, de mauvaise gestion, de réformes ratées si pas avortées, n’ayant plus guère les moyens de jouer le rôle ambitieux de centre de tout qu’il se donne, l’État n’a rien trouvé de mieux que de fuir en avant, tout en écopant à la petite cuillère le surplus d’eau que son navire prend de toute part.
Ça promet.
Source :
Marie Visot, « Bercy met les ministères au régime sec », Le Figaro, 26/01/2010.
Commentaires
Ces 500 millions de restrictions seront une paille puisque les 35 milliards de l’emprunt iront essentiellement dans les poche des … fonctionnaires, avec en vue l’achat de voix socialistes aux régionales.
@Théo31 :
Ah non ! Désolé ! Je me refuse à considérer que tout cet argent puisse être employé… à autre chose qu’à l’intérêt général !